Partager l'article ! Pariscope 9 décembre 2009: Depuis un an les épicuriens d'Exelmans et Boileau, véritable no man's land parisien, se pressent en rangs d'oignon à ...
Depuis un an les épicuriens d'Exelmans et Boileau, véritable no man's land parisien, se
pressent en rangs d'oignon à l'invitation, restaurant feutré mais franc du collier. Alexia et Régis Bruillon, deux anciens de Lavinia qui désormais roucoulent et s'expriment en toute liberté, font
en effet la part belle aux bons produits, solides et liquides, qu'ils accordent à une sélection ciblée de vins de vignerons. Du Saint-Aubin blanc (Bourgogne) de Dominique Derain au Saint-Joseph
rouge (Rhône) de la Ferme des Sept Lunes, en passant par le rosé naturel d'Eric Pfifferling, qui fait la nique à Tavel, pratiquement aucun ne manque à l'appel. Quant au verre de Beaujolais nouveau
(4 €), étonnamment soyeux, en provenance de Fleurie, il est signé Nicolas Testard, bien connu de certains bourguignons éclairés. Et dans l'assiette alors ? Rien d'alambiqué, juste des saveurs
nettes et vives, à l'image de la côte de veau du Limousin cuite à la perfection avec une poêlée de girolles et de pommes de terre grenailles. Des associations qui font mouche également, comme cette
salade de lentilles blondes de Saint-Flour à l'huile de noisettes, recouverte à profusion de copeaux de foie gras de canard des Landes cru. En revanche pour achever le repas en apothéose, même si
la faim s'en est allée, osez prendre la tatin aux poires, amandes et noisettes qui, dans l'assiette du voisin, a une sacrée bonne tête, plutôt que le financier à la pistache étouffe-chrétien, qui
plus est, ponctué d'un café servi avec des bonbons Haribo ! Plats et produits de fêtes à emporter, en particulier la truffe blanche de Monferrato, proche d'Alba.